Création 2018


« DEUX MOTS » de Philippe Dorin
Édition Solitaires Intempestifs
En co-production avec le FESTIVAL DE CAVES (Région Franche-Comté)

Mise en scène : Monique Hervouët
Interprétation : Anne-Laure Sanchez
Scénographie – costumes : Monique Hervouët
Photos : Studio Marulaz

Prochaines dates :
- Du 13 au 15 novembre 2018 - Théâtre Paul Scarron - Le Mans
- 24 novembre 2018 - Île de Nantes


Monique Hervouët a choisi de répondre à cette sollicitation artistique singulière en montant un texte pour adultes de Philippe Dorin : « Deux mots »
Soliloque d’une femme qui vide -littéralement- son sac devant nous : la vie qu’il contient est celle d’une marginale à l’humour tonique du désespoir. Comme tous les personnages de Dorin, elle est un clown au bord du gouffre. Le rien qui l’environne donne à chacune de ses pensées-postures l’accent inimitable d’une poésie contemporaine burlesque et décapante.


Subventionné par le Ministère de la Culture, la région Bourgogne franche Comté, les départements Doubs, Haute-Saône, Jura, les villes de Besançon et Dole, l’Adami, la SACD et la Spedidam.
Guillaume Dujardin offre à Banquet d’avril une carte blanche dans le cadre de la 13ème édition du festival, en coproduction.

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DANS LA PRESSE :


THEATRE.ACTU.COM - Paula Gomes - 19 mai 2018
http://theatreactu.com/festival-de-caves-2018-week-end-douverture-a-besancon-moments-suspendus-de-la-legerete-de-letre-aux-fondements-de-la-societe/
"En ce début du mois de mai, s’ouvre à Besançon la 13ème édition du Festival de Caves. Le long du Doubs, les belles pierres des édifices dorées par le soleil et les réverbérations offrent des tableaux pittoresques. Cette ville agréable chargée d’histoire recèle bien des trésors. Au détour de ruelles, de jardins ombragés ou de cours intérieures aux escaliers bisontins typiques, les spectateurs ressentent une certaine excitation en pénétrant dans ces lieux souterrains, antres de la création théâtrale tenus secrets jusqu’au dernier moment. Initiée en 2005 par Guillaume Dujardin avec la Compagnie Mala Noche, l’aventure des « caves » se poursuit du 2 mai au 30 juin 2018 avec 24 spectacles dans 100 villes et villages, 10 régions en France et en Suisse. Le directeur artistique propose un cadre fort (troupe, cave,…) et l’occasion de rencontres où cette année encore, une soixantaine de comédiens et metteurs en scène jeunes ou expérimentés oeuvrent en toute liberté !
(...) «Deux mots » : la jeune femme vide son sac au sens propre comme au figuré. Énumérations surprenantes, jeux de mots, fantaisies et burlesque, le texte de Philippe Dorin laisse entrevoir derrière la banalité et la rugosité du quotidien, la solitude d’une femme et le destin tragique et singulier qu’elle essaie d’affronter. Anne-Laure Sanchez mène ce monologue avec une simplicité déconcertante. Lumineuse, à fleur de peau, drôle et révoltée, elle se confie au public, explique, commente mais on sent bien que la situation peut basculer à tout moment dans cette mise en scène de Monique Hervouet (Cie Banquet d’Avril). Sur le plateau vide, cette humanité modeste, vibrante et poétique nous éclate en pleine figure. Une belle proposition à savourer ! À Besançon, Paris, Nantes, Bordeaux, Strasbourg,… le Festival de Caves programme 200 dates en France et en Suisse. Tentez l’expérience jusqu’au 30 juin 2018."



BLOG LE MONDE.FR - Evelyne Trân - 10 mai 2018
http://theatreauvent.blog.lemonde.fr/2018/05/10/festival-des-caves-2018-un-festival-inspire-et-deliberement-eclectique-13eme-edition-du-2-mai-au-30-juin-2018-10-creations-24-spectacles-100-communes-60-jours-de-representation-dans-10-r/
(...) " Uns sorte de striptease par les mots, juste dans la mesure où la protagoniste, une fille mal fagotée, effeuille son environnement, chaise, objets divers contenus dans son sac de façon laconique, avec quelque chose de grêle dans la voix, comme si la personne n’avait plus la force que d’aller à l’essentiel, à ce qui résume une situation, une chose dans ses aspects les plus placides, voire mortifères quand elles n’ont plus à répondre de rien, lorsqu’il leur manque des interlocuteurs lorsqu’elles sont les témoins absurdes de la solitude, du rétrécissement de la communication.

Mais il s’agit au fond d’une enfant femme qui emprunte le langage d’une petite fille pour décrire des réalités qui tombent sous le sens, abruptes, sans trop faire intervenir l’intellect qui n’a pas sa place pour faire résonner l’évidence drolatique ou désespérante.

Belle partition pour cette comédienne de talent, Anne-Laure SANCHEZ que ce texte de Philippe DORIN, drôle et émouvant !

Que nous ayons été éblouis, déconcertés ou émus, une chose est sûre c’est que cette 13ème édition du festival répond à notre désir de découverte de spectacles qui n’ont pas peur de sortir des sentiers battus, qui mobilisent le talent et l’imagination des artistes pour faire de ce festival un véritable laboratoire de création, à champ libre, sous le regard complice des festivaliers heureux de voir leurs caves se métamorphoser, par la magie du théâtre."


I/O LA GAZETTE DES FESTIVALS - Mariane De Douhet - 14 mai 2018
http://www.iogazette.fr/festivals/2018/rester-dans-la-caverne/
(...) "La création « Deux mots », quant à elle, ouvre le sac d’une jeune femme pour en faire l’inventaire : à mi-chemin entre Prévert et Ponge, le texte de Philippe Dorin prend le parti des choses, déroulant le monde qu’elles enveloppent, lui reprochant parfois son manque de répondant, de sens. On rit jaune, car le désespoir affleure en permanence. Interprété avec une fragilité sensible par la comédienne Anne-Laure Sanchez, le monologue de cette jeune femme raconte finalement le secours des mots et des choses lorsqu’on ne trouve nulle part sa place : dans un désarroi poétique, on se dit qu’il faut peut-être mieux, lorsqu’on sort dans la rue sans direction véritable, faire du surplace et parler aux poteaux. Le sac se vide, le dénument et l’émotion progressent. Le festival de caves mérite son galvanisant succès et les très beaux jours qu’il a devant lui : il a en effet essaimé dans les villes de France (Bordeaux, Strasbourg, Nantes) et d’Europe."



LA REVUE DU SPECTACLE.FR - Jean Grapin - 11 mai 2018
https://www.larevueduspectacle.fr/13e-edition-du-Festival-de-Caves-Des-voyages-spatiaux-temporels-des-comedies-des-drames-des-cabarets_a2114.html?print=1
(...)"Dans le Festival de Caves, on peut découvrir des monologues, des dialogues. Des voyages spatiaux temporels. Des comédies, des drames, des cabarets.

La Revue du Spectacle a repéré deux pépites. Mais cela n'est pas exhaustif.

Dans "Deux mots" de Philippe Dorin, Anne-Laure Sanchez est une jeune femme esseulée qui vide son sac, au vrai comme au figuré. Elle est au fond du trou en quelque sorte et ne mâche pas ses mots. Elle est de celles qui s'enfouissent en elle-même, se cachent, se terrent, soliloquent en quête d'écoute.

Le spectateur assis dans l'ombre de la cave regarde et entend un monologue en tentative de dialogue qui cherche à donner du sens aux banalités. Avec leurs charges de rêves et de colères, de solitude et de sourires, de bouffées d'émotivité.

Dans "Deux mots" s'élabore, dans une forme de désarroi optimiste, une tragédie silencieuse pleine d'humour tendre. Une solitude, une révolte qui se déroulent sur fond d'étonnement au monde à la fois béat et révolté. Dans ce spectacle se joue la conscience de soi en tant que femme et l'adéquation à l'image de la femme.

Radieuse, mutine, mutique, triste et joyeuse, joueuse, mue par le sens de la justice, un souci d'évidence. Sous le voile des sentiments, les ombres du doute.

Dans ce spectacle, en ce lieu souterrain se mesure l’emboîtement des choses et des mots . Comme une poupée russe, la cave et la comédienne expriment la dialectique de l'enfermement du réel et de l'ouverture de l'imaginaire. Dans le tâtonnement du geste et du temps. L'éveil au monde. L'émerveillement au monde."(...)

Texte : Philippe Dorin.
Mise en scène : Monique Hervouet.
Avec : Anne-Laure Sanchez.
Création Festival de Caves en coproduction avec la Cie Banquet d'avril.


BLOG JMP - Jean-Michel Potiron - 5 mai 2018
https://blogjmpblog.wordpress.com/2018/05/05/deux-mots-de-philippe-dorin-mise-en-scene-de-monique-hervouet-2018/
(...) "De vulnérable à sensible, de souriante à colérique parfois, elle devient inquiétante, jouant des mots, avec les mots, sacrifiant parfois – à la Michaux – au jeu de mots un peu « facile », qu’à cela ne tienne, jetant sur les choses et sur les mots au final tout son désintérêt (les liasses de billets de banque étant foulées aux pieds).

A la manière d’un lexique ou d’un dictionnaire de l’existence (« Le parti pris des choses » de Francis Ponge) qu’il faudrait réapprendre pour vivre, se tenir (dans son corps un peu bancal), elle parle. Il y a sa vie aussi (qu’elle n’aime pas), pas davantage que son coin (chez elle), ou sa lumière, et ses sorties à l’extérieur (« l’extérieur pouvant être à l’intérieur »), dans le but de rencontrer les mêmes situations élémentaires ou binaires : la rue (c’est à gauche ou à droite), les hommes (c’est facile ou ce n’est pas facile). Il y a un peu de Winnie dans ce petit bout de femme, station debout, « en sac », cherchant à combler le vide de son existence et à briser – peine perdue – le cercle de sa solitude. Rien qu’à causer. Soliloquer. Seule elle est, seule elle restera, avec les mots, ces lambeaux de choses, auxquels elles se raccrochent, mais qui ne changeront rien.

Comment ça marche ? Ça tient à quoi (ce théâtre) ? Au décalage entre l’extrême rudiment de la langue et l’extrême intelligence (on sent l’œil filou et la roublardise du petit sourire en coin) de l’interprète Anne-Laure Sanchez qui prête son talent à la finesse de la mise en scène de Monique Hervouët."

Dans le cadre du festival de Caves 2018. De Philippe Dorin / mise en scène Monique Hervouët / avec Anne-Laure Sanchez / en coproduction avec la Cie Banquet d’avril (Nantes)